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UN Biodiversity negotiations in Hyderabad = Do not let the biodiversity in the hands of finance!

Thursday, October 18th, 2012

Attac France

Wednesday, October 17 heads of state, government ministers and join the 11th Conference of Parties to the UN Convention on Biodiversity in Hyderabad (India) and Delphine Batho, Minister of Ecology, will chair the French delegation. Two years after the adoption of the Nagoya Protocol, the erosion of biodiversity is not ready to be stopped or even slowed, despite the commitments announced at the last Conference, hailed as a success too fast UN multilateralism. Since then, only six countries have ratified the Protocol. And such ratification is still not on the agenda of the European Union.
German Moor- Photo © Rebecca Sommer

German Moor- Photo © Rebecca Sommer

In Hyderabad, the question of financing the protection of biodiversity, it was agreed that “a substantial increase” is back on the table. But neither the amount nor the origin or how to recueilir these funds to protect biodiversity in the poorest countries – which are often among the richest in that area have been fixed. As for the climate, donor countries reduce their financing. Debt strengthens the refusal to take the ecological debt owed by the richest countries, and austerity policies not only cause social dramas and undermine democracy, but a barrier to ecological transition.

According to the preparatory documents for the Conference of Hyderabad, the protection of biodiversity require “innovative financial instruments”. Like the carbon markets for the climate, which have yet demonstrated their failure, it would be to generalize the banks and clearing markets and payments for ecosystem services. Biodiversity and delivered to private finance in defiance of the complexity, uniqueness and incommensurability of ecosystems, to the detriment of the rights of local populations and for the sole benefit of a few companies that can continue to pollute and destroy rob biodiversity.
At the opening session of the opening of the Conference, Indian Minister of Environment, Jayanthi Natarajan, has encouraged “to invest more to improve natural capital.” The European Union is one of the strongest proponents of this agenda. European Commissioner for the Environment has proposed to generalize the “natural capital accounting” and work with the European Investment Bank (EIB) to create financial instruments facilitating private investment in biodiversity. Thus reduced to a “natural capital”, biodiversity would be left to the decisions of financial markets and investors, for whom the biodiversity crisis is an opportunity and a new playground
In this logic then whose inefficiency and environmental dangers are already certified, including drift of carbon finance, we oppose the need for funding global public fueled particularly by global taxes. Preservation of biodiversity can only be effective by the drastic reduction of the ecological footprint of countries and peoples of the richest in the world, through regulatory measures preventing biopiracy amplified by the liberalization of patents on living organisms and the spoliation of TK. Attac France, in connection with European networks, opposes mechanisms financialization of nature: the risk of loss of biodiversity are not interested in free ecosystem services, but the refusal to engage in a real ecological transition.
Attac France, October 16, 2012
For a more detailed analysis of logical contributing to the financialization of nature and the introduction of nature in the capital cycle, see Attac France, Nature has no price, the mistakes of the green economy, ed. LLL, 2012.

Négociations biodiversité à Hyderabad – Ne pas laisser la biodiversité aux mains de la finance !

Thursday, October 18th, 2012

Attac France, le 16 octobre 2012

Mercredi 17 octobre les chefs d’Etats, de gouvernement et ministres concernés rejoindront la 11ème Conférence des Parties de la convention de l’ONU sur la biodiversité à Hyderabad (Inde) et Delphine Batho, ministre de l’Ecologie, présidera la délégation française. Deux ans après l’adoption du Protocole de Nagoya, l’érosion de la biodiversité n’est pas prête d’être stoppée ni même ralentie, malgré les engagements annoncés lors de cette dernière Conférence, saluée trop vite comme un succès du multilatéralisme onusien. Depuis, seuls six pays ont ratifié le Protocole. Et cette ratification n’est toujours pas à l’agenda de l’Union européenne.

A Hyderabad, la question des financements de la protection de la biodiversité, dont il a été convenu « une augmentation substantielle », est à nouveau sur la table. Mais ni les montants, ni la provenance, ni les modalités pour recueilir ces fonds destinés à protéger la biodiversité dans les pays les plus pauvres – qui sont bien souvent

Dendellion (photo© Rebecca Sommer)

Dendellion (photo© Rebecca Sommer)

parmi les plus riches dans ce domaine– n’ont été fixés. Comme pour le climat, les pays donateurs réduisent leurs financements. La dette publique renforce le refus d’assumer la dette écologique contractée par les pays les plus riches ; et les politiques d’austérité, non seulement provoquent des drames sociaux et minent la démocratie, mais sont un frein à la transition écologique.

Selon les documents préparatoires à la Conférence d’Hyderabad, la protection de la biodiversité nécessiterait des « instruments financiers innovants ». A l’image des marchés carbone pour le climat, qui ont pourtant fait preuve de leur échec, il s’agirait de généraliser les banques et marchés de la compensation et les paiements pour services écosystémiques. La biodiversité est ainsi livrée à la finance privée au mépris de la complexité, de l’unicité et de l’incommensurabilité des écosystèmes, au détriment des droits des populations locales et au au seul profit de quelques entreprises qui pourront continuer à polluer, détruire et spolier la biodiversité.

Lors de la séance d’ouverture l’ouverture de la Conférence, la ministre indienne de l’Environnement, Jayanthi Natarajan, a ainsi encouragé « à investir davantage en vue d’une amélioration du capital naturel ». L’Union européenne est l’un des plus fervents promoteurs de cet agenda. Le commissaire européen en charge de l’environnement a ainsi proposé de généraliser la « comptabilité du capital naturel » et de travailler avec la Banque européenne d’investissement (BEI) pour créer des instruments financiers facilitant l’investissement privé dans la biodiversité. Ainsi réduite à un « capital naturel », la biodiversité serait abandonnée aux décisions des marchés et investisseurs financiers, pour qui la crise de la biodiversité est une opportunité et un nouveau terrain de jeu.

À ces logiques-là dont l’inefficacité écologique et la dangerosité sont déjà attestées, notamment par les dérives de la finance carbone, nous opposons la nécessité d’assurer un financement public mondial, alimenté notamment par des taxes globales. La préservation de la biodiversité ne pourra être effective que par la réduction drastique de l’empreinte écologique des pays et populations les plus riches de la planète, par des mesures réglementaires empêchant la biopiraterie amplifiée par la libéralisation des brevets sur le vivant et la spoliation des savoirs traditionnels. Attac France, en lien avec des réseaux européens, s’oppose aux mécanismes de financiarisation de la nature : les risques de réduction de la biodiversité ne tiennent pas à la gratuité des services écosystémiques, mais au refus d’engager une véritable transition écologique.

Attac France, le 16 octobre 2012

Pour une analyse plus détaillée des logiques concourant à la financiarisation de la nature et l’introduction de la nature dans le cycle du capital, voir Attac France, La nature n’a pas de prix, les méprises de l’économie verte, éd. LLL, 2012.